jeudi 2 juillet 2015

LA FEE VERTE DE PONTARLIER-25-

C'est, avant tout, une histoire de famille.
En 1890, Armand GUY implante une distillerie d'absinthe à Pontarlier, dans le Doubs. Il peut se fournir en eau à la source voisine et fournir en boissons les artilleurs du camp des Paresseuses stationnés dans la ville. A l'époque, il a vingt ans et pontarlier compte pas moins de 23 distilleries et 150 débits de boissons pour une population de 10.000 habitants dont 3000 au service des distilleries.
En 1914, son fils Georges le rejoint à la distillerie familiale après un service-armées dans une guerre interdisant l'absinthe! Dès 1921, il fabrique le Pontarlier-Anis, en attendant le retour de la "fée verte"... Il commercialise toute une gamme de spiritueux dont il a appris la fabrication depuis l'âge de 13 ans, dans le giron de son père: arquebuse, angélique, liqueur de pucelle, esprits d'andaye, chartreuse, canelle, curaçao, antziq, etc...Mais aussi l'élixir national à 80% de vol!
Tous ces secrets de distillerie, Georges GUY les apprendra à son fils Pierre (1931) qui modernisera considérablement l'entreprise familiale: "J'ai baigné  dès mes premiers pas dans les odeurs des alambics fumants, l'alchimie des cuivres chauffant le fruit par la distillation. J'en ai fait un métier et une passion".
En 1964, François, fils de Pierre, la quatrième génération, ressuscite l'absinthe de son arrière-grand-père Armand et nous fait savourer avec modération le parfum du "Vert Sapin", la liqueur de bourgeons du sapin du Haut-Doubs.

LES MYNES DES DUCS DE LORRAINE AU XVIè SIECLE

Nous sommes dans la forêt Vosgienne du Thillot (88), au XVIème siècle. L'exploitation de l'argent décline rapidement et les seigneurs locaux, propriétaires des sites miniers, commencent à développer celle du cuivre sur le territoire forestier du Thillot où trois mines vont connaître un essort important: Saint Charles, exploité de 1561 à 1761,, dans une galerie de 400 mètres de long, à 80m de profondeur; St Henry (1587 au XVIIIème); et St Nicolas (1596 à 1702).
Deux siècles d'exploitation à l'échelle humaine qui modifièrent le paysage et la forêt vosgienne: excavations, haldes (terrils minuscules), création de chemins, déboisement pour faire le charbon de bois, détournement de rivières, création d'étangs, canalisations, stations hydrauliques pour évacuer l'eau dans les galeries.
Certains mineurs construisirent leur maison aux abords de leur mine, en communauté, donnant ainsi naissance aux corons si caractéristiques dans les régions minières. Un régime social particulier fut mis en place pour la corporation minière.
Au XVIème siècle, les puits et galeries étaient creusés à la main au moyen de pointerolles; il fallait un an de travail pour creuser quelques mètres de galerie! On utilisa ensuite la poudre puis l'explosif jusqu'au XVIIIè. Durant ses huit heures de labeur harassant, le mineur s'éclairait à la lampe à suif; les 10-150gr de suif nécessaires pour sa lampe, les pointerolles, la poudre, l'explosif, les fleurets, étaient vendus au mineur qui, rappelons-le, était, avant tout, actionnaire dans l'exploitation de la mine.
Le patrimoine minier du Massif vosgien a engendré une activité considérable entre le Moyen Age et le milieu du XIXème siècle. Pendant cinq siècles, l'exploitation de l'argent, du cuivre, et d'autres métaux fluctua au gré des nouvelles techniques. Lorsque la houille commença à être exploitée dans le 59/62, l'épopée minière Vosgienne n'était plus qu'un lointain souvenir...!

LE TEMPS DES CERISES A FOUGEROLLES-70-

Les représentants du CGA ont profité de leur séjour en Franche Comté pour y découvrir quelques nouveaux patrimoines qu'ils ont enfermés précieusement dans leurs "boîtes à photos"...
Nous pénétrons d'abord au Musée de la Cerise, à Fougerolles, en Haute Saône (70), où la cueillette des "merises", destinées exclusivement à la distillerie du kirsch, vient de débuter. Les cerises y sont soumises à la fermentation puis versées dans les alambics pour y cuire de façon très régulière. Au bout d'une heure, les premières gouttes d'alcool sortent de l'alambic et sont fractionnées en produits de "tête", de "coeur", et de "queue". Les premiers sont réinjectés dans la cuisson suivante; ceux de coeur (alcool de 48 à 70°) constitue le kirsch qui sera commercialisé; les produits de queue ou petites eaux, légèrement acidulés, sont recuits avec de nouveaux fruits. La "cuite" (comprendre: cuisson...) dure environ deux heures.
Pour la petite histoire, c'est en 1829 que DJ AUBRY se lance, au Petit Fahys, dans la production du kirsch. L'entreprise se développe considérablement jusqu'à ce que son petit-fils la dilapide totalement en 1888. Reprise en mains par plusieurs propriétaires successifs, elle va se développer à nouveau avant de fusionner en 1979 avec la distillerie de Fougerolles. Cette dernière et la Société d'Agriculture de la Haute Saône en feront un Ecomusée que nous vous conseillons vivement de visiter.
Ecomusée du Pays de la Cerise - 70220 Le Petit Fahys - 03.84.49.52.50. ou ecomusee.fougerolles@orange.fr.

lundi 29 juin 2015

LE PATRIMOINE MINIER S'EMBRASE

Le 30 juin 2012, le Bassin minier et la Chaîne des terrils du Nord-Pas de Calais étaient classés au Patrimoine mondial de l'Humanité par l'Unesco. La décision entérinée lors d'une séance de l'Unesco, à Saint Pétersbourg (Russie) en présence de Frédéric Mitterand, alors ministre de la Culture, concernait: 87 communes minières du 59/62, 17 fosses d'extraction de houille, 21 chevalements, 51 terrils, 124 cités minières (corons), 38 écoles, 26 églises, 22 centres de santé et hôpitaux, des salles de sports, stades, maisons syndicales, grands bureaux, tous érigés par les Houillères Nationales pour les besoins de leur Personnel et de leurs familles.
Le 27 juin, la mission du Bassin minier fêtait dignement ce troisième anniversaire en organisant l'embrasement des terrils, simultanément à partir des sites du Valenciennois, d'Hénin-Beaumont, Noeux les Mines, du Bruaysis et de l'Agglomération Lens-Liévin. Feux de Bengale et feux d'artifice ont attirés des milliers de spectateurs massés au pied des terrils et sur les sites d'observation (dont le Mémorial Canadien de Vimy) préconisés par les organisateurs.
Le CGA était, naturellement, aux avants-postes pour assister au spectacle, plus précisément au pied des célèbres "jumeaux", terrils du 11/19 de Loos en Gohelle,  les plus hauts d'Europe, à deux pas du Louvre-Lens.
Rappelons que le CGA propose aux Municipalités et aux Associations intéressées par l'épopée minière  sa grande thématique sur les 250 ans d'exploitation de la houille dans le Nord-Pas de Calais. Prendre contact avec le CGA au: 03.21.72.13.80. ou sur: dilly-jean@orange.fr.

mercredi 20 mai 2015

ESCAPADE DANS LES VIGNES DU SEIGNEUR...

Avec la bénédiction du pape Urbain II qui veille sur les vignobles de la Montagne de Reims (et qui lança la 1ère Croisade en 1095), les représentants du CGA, grands randonneurs devant l'Eternel, ont à nouveau parcouru les coteaux de Champagne. Ils ont également parcouru les nombreux kilomètres de caves du Domaine de Castellane, sous les rues d'Epernay pour y découvrir quelques "secrets à bulles"... Suivons-les...

jeudi 14 mai 2015

GENEALOGIE ET HISTOIRE AU SALON DE GRAVELINES

Le 26 avril, à Gravelines (59), le CGA retrouvait de nombreuses assos, amies ou partenaires, pour le IIème Salon Régional du Livre et de la Généalogie. Parmi les nombreux exposants, le GGRN de Roubaix, le CRGFA de Bailleul, membres de l'URAG comme le CGA, "Généalogie en Corrèze, "Mémoires d'Opale", "Généalogie Association Gravelines", le CEP Boulonnais et les Archives du Nord et du Pas de Calais. Des artistes-peintres, sculpteurs (pour l'héraldique) et auteurs d'ouvrages sur l'Histoire régionale ainsi que des réprésentants sur le Borinage houiller du Hainaut, relevaient ce Salon 2015 organisé dans la forteresse de Gravelines à l'occasion de la Journée des villes fortifiées.
Nos représentants du CGA eurent de nombreux contacts avec les descendants de mineurs, notamment. L'occasion de discuter longuement avec eux de l'accés aux Archives des HN...

IIEME SALON DE DESVRES -62-

Le CGA était invité au IIème salon du Livre à Desvres, en ce dimanche 10 mai 2015, par le Centre d'Etudes du Pays Boulonnais qui avait délégué ses jeunes chercheurs pour cette organisation. Une réussite pour eux et pour les participants. Le CGA y exposait l'"Affaire Jeanne d'Arc" qui attira de nombreux curieux, un peu surpris mais conscients de la mystérieuse généalogie de la Pucelle...
L'occasion, pour nos représentants de rencontrer à nouveau les partenaires du club Artésien et de découvrir l'existence du Bassin houiller du Boulonnais, au XIXème siècle! Cela fera, bien sûr, l'objet d'une nouvelle thématique sur le Patrimoine minier du 59/62 par le groupe de travail collectif du CGA.
Autre rencontre intéressante: celle avec l'auteur d'un excellent ouvrage sur les faïenceries de Desvres qui feront également l'objet d'une thématique dans le cadre des "Métiers ançiens".
Du travail en vue pour le CGA!