lundi 4 avril 2016

MORET (77), UN FORUM AU GOUT DE SUCRE D'ORGE..

Les 2 et 3 avril, le CGA participait aux Vèmes Rencontres Généalogiques et Historiques de Moret sur Loing, à proximité de la Forêt de Fontainebleau, dans un cadre qui inspira de nombreux artistes peintres. Le club des Hauts de France (Club Généalogique de l'Artois, entendons-nous bien...) présentait ses travaux réalisés avec la CALL sur le Centenaire 14-18, en compagnie d'une trentaine d'autres exposants venus de tout l'Hexagone et du Bénélux (Belgique-Luxembourg). L'occasion pour nos représentants d'y rencontrer de nouveaux Partenaires et Ami(e)s comme le LARENA 77, Cercle Généalogique et Historique de la Vallée du Loing,organisateur de l'évènement, et le Cercle Généalogique de Paris-Est (93), entre-autres.
Ces Vèmes Rencontres de Moret/Loing furent marquées notamment par une soirée "familiale", avec, au programme, un " récital-lecture " donné par l'Harmonie de la région. Un moment très apprécié qui concrétisait parfaitement le sens de ces Rencontres placées sous le signe de la Première Guerre mondiale. Heureuse initiative du LARENA 77, que nous avons découverte avec bonheur...
Nous reviendrons sur Moret/Loing pour y parler de son sucre d'orge fabriqué depuis 300 ans par les Religieuses Bénédictines locales...

TRENTE GEANTS POUR BAPTISER FERNAND

Ils seront, en effet, une trentaine pour accompagner le nouveau-né Bullygeois "Fernand" sur les fonds baptismaux, le dimanche 22 mai. L'impressionnant cortège traversera les rues de la ville pour se rendre au parc de la Mairie où aura lieu la cérémonie. A cette occasion, le Club Généalogique de l'Artois présente au Centre Culturel Pignon une exposition sur les géants invités au baptême et sur les géants des villes minières. Une grande thématique que les visiteurs pourront découvrir pendant trois semaines, du 3 au 22 mai, au Centre Pignon. Fernand aura comme parrain, le géant de Lezennes "Isidore court'orelle", et comme marraine "Alys de Comines", récemment baptisée chez les frontaliers. Une manifestation confirmant la renaissance des activités "géantes" dans notre région minière et qui devrait attirer la foule des grands jours si le soleil veut bien être de la partie...?

jeudi 11 février 2016

LA PREMIERE A BRIE COMTE ROBERT

Le Club Généalogique de l'Artois a  débuté la saison 2016 en Seine et Marne à l'occasion des XIIèmes Journées "Portes ouvertes" de l'AG de Brie Comte Robert, dans l'imposante salle du Safran. Une cinquantaine d'exposants et professionnels, généalogistes et historiens, animaient cette importante manifestation annuelle et Européenne. Le CGA, quant à lui, présentait quatre thématiques, sur Louis Braille (natif de Coupvray -77-), les vignes de François Ier à Thomery (77), celles de Champagne et de la Montagne de Reims en particulier, et enfin une évocation des métiers anciens avec la généalogie des Quindroit, tonneliers et bourreliers de l'Oise.
Ce XIIème rendez-vous de Brie regroupait, entre-autres, des clubs de la région Parisienne, de Loire, de la Corrèze, du Cantal, Nord-Pas de Calais-Picardie, Languedoc, Lorraine, Champagne, Aveyron, Bourgogne et Orléanais, sans compter la Belgique et la Pologne.
Un forum très positif pour le CGA, avec la visite de nombreux descendants de mineurs désirant consulter les Archives du 62 et celle du monde du travail de Roubaix. Beaucoup d'activités en vue pour les chercheurs du CGA qui seront à Moret sur Loing (77), début avril, pour y présenter leurs travaux sur le Centenaire 14-18.

lundi 16 novembre 2015

LA OU EST NE L'ETAT FRANCAIS

Simple fait du hasard...Au lendemain d'évènements majeurs ayant durement touché la France, une randonnée pédestre programmée de longue date a mené nos généalogistes randonneurs dans un secteur qui vit naître l'Etat Français: l'ancien site Mérovingien de Bouvines. Le 27 juillet 1214, une coalition de 24.000 hommes dont 2.000 chevaliers, emmenée par Jean sans Terre, y affronte l'armée royale de vasseaux de Philippe Auguste composée de 20.000 hommes dont 1500 chevaliers. Une bataille sanglante, remportée par une armée de miliciens sur une armée de nobles, spécialistes de la guerre, et qui restera l'un des éléments fondateurs de la Nation Française. Elle décrira aussi le sentiment d'appartenance à la France , notamment pour les habitants du Bassin Parisien.
Une randonnée-souvenir, sur un parcours très nature qui nous a fait découvrir les sites remarquables de Bouvines mais aussi les nombreux blockhaus qui préfiguraient la Ligne Maginot construite pour une guerre d'un autre temps...

jeudi 24 septembre 2015

LES JOURNEES EUROPEENNES DU PATRIMOINE

Sous l'oeil bienveillant des anciens maires de Liévin, le Club Généalogique de l'Artois présentait une exposition sur les travaux du club concernant la Généalogie et les recherches historiques sur les patrimoines locaux. Il évoquait, par la même occasion, le Centenaire de la Première Guerre mondiale et Oradour sur Glane, bien que ce drame se soit déroulé au cours de la Seconde...
On a pu, ainsi, découvrir le Journal de guerre du Lieutenant Strady et la vie dans les tranchées telle que l'on vécue ses hommes à travers la Région Nord-Pas de Calais-Picardie; des images secrètes de la guerre menée par les nazis; comment on identifiait les corps à partir d'objets trouvés dans les tranchées, notamment; les "chemises brunes" et leurs interrogatoires-supplices; les cimetières Chinois et la vie de ces "nettoyeurs" du front de guerre; l'armement Belge pendant la guerre 14-18; la Ligne Hindemburg plus connue dans le Nord sous le nom de Ligne Siegfread; et la généalogie de Jeanne d'Arc, patronne des Poilus.
L'exposition contenait enfin de nombreuses généalogies de membres du club, un plan de travail pour les débutants, et les patrimoines mythiques de Liévin.
Une exposition mise en place en prévision du forum "GénArtois 2016" qui se tiendra sur ce nouveau site de l'Hôtel de Ville de Liévin en remplacement du Foyer Municipal qui fermera définitivement ses portes le 30 juin 2016.

jeudi 2 juillet 2015

LES FAUX DE LA TAILLANDERIE DE LA DOYE-25-

Les cours d'eau, la forêt, le minerai de fer, permirent l'installation de forges et d'industries métallurgiques, au XIXème siècle, dans la montagne du Jura. Plus de 50 taillanderies et fabriques d'outils tranchants fonctionnaient dans la vallée du Doubs avant la Première Guerre mondiale.
Celle de la Doye-Nans sous Sainte Anne, créée en 1828 par Arsène LAGRANGE, fut reprise en 1865 par la famille PHILIBERT qui l'exploita jusqu'à sa fermeture en 1969. Aujourd'hui, elle constitue un musée vivant (son installation hydraulique est toujours en fonctionnement), classé Monument Historique en 1985. Les grandes roues à augets de son moulin et la turbine permettent au visiteur d'admirer les impressionnants systèmes mis en place pour la fabrication des outils tranchants et des faux.
Les roues à augets mesurent pas moins de cinq mètres de diamètre et actionnent quatre gros martinets de forge (de 40 à 250kg) qui battent le fer à raison de 150 coups-minute pour fabriquer les lames de faux. La roue extérieure alimentée par l'eau puisée à la source voisine entraîne deux soufflets géants construits entièrement en bois, uniques au monde, et déjà mentionnés en 1751!
A voir absolument à Nans sous sainte Anne au lieu-dit La Doye - 25330-  03.81.86.64.18. ou sur: lataillanderie@wanadoo.fr.

LA FEE VERTE DE PONTARLIER-25-

C'est, avant tout, une histoire de famille.
En 1890, Armand GUY implante une distillerie d'absinthe à Pontarlier, dans le Doubs. Il peut se fournir en eau à la source voisine et fournir en boissons les artilleurs du camp des Paresseuses stationnés dans la ville. A l'époque, il a vingt ans et pontarlier compte pas moins de 23 distilleries et 150 débits de boissons pour une population de 10.000 habitants dont 3000 au service des distilleries.
En 1914, son fils Georges le rejoint à la distillerie familiale après un service-armées dans une guerre interdisant l'absinthe! Dès 1921, il fabrique le Pontarlier-Anis, en attendant le retour de la "fée verte"... Il commercialise toute une gamme de spiritueux dont il a appris la fabrication depuis l'âge de 13 ans, dans le giron de son père: arquebuse, angélique, liqueur de pucelle, esprits d'andaye, chartreuse, canelle, curaçao, antziq, etc...Mais aussi l'élixir national à 80% de vol!
Tous ces secrets de distillerie, Georges GUY les apprendra à son fils Pierre (1931) qui modernisera considérablement l'entreprise familiale: "J'ai baigné  dès mes premiers pas dans les odeurs des alambics fumants, l'alchimie des cuivres chauffant le fruit par la distillation. J'en ai fait un métier et une passion".
En 1964, François, fils de Pierre, la quatrième génération, ressuscite l'absinthe de son arrière-grand-père Armand et nous fait savourer avec modération le parfum du "Vert Sapin", la liqueur de bourgeons du sapin du Haut-Doubs.