samedi 31 décembre 2016

turenne (19), PLACE FORTE DES PROTESTANTS AU XVIè SIECLE

Après Collonges la Rouge et les Pans de Travassac,nous voici au pied de l'imposante forteresse de Turenne. Aux marges des quatre provinces du Limousin, du Quercy, de l'Auvergne et du Périgord, Turenne surveillait la route de Paris à Toulouse ainsi que les passages menant à la Dordogne et à l'Atlantique.
Pour la construction de cette forteresse et de sa Tour César, les maçons utilisèrent toutes sortes de pierres: le calcaire bleu-gris du Causse, le grès rouge de Collonges, le jaune de Gramont. Pour les toits, ils se servirent de tuiles provenant de la vallée de la Tourmente puis de celles de Travassac.
Aux XIIIè et XIVè siècles, l'Aquitaine servit de champ de bataille aux rois puis, de 1450 à 1550, les seigneurs de La Tour d'Auvergne vinrent souvent à Turenne pour régler leurs affaires et pour chasser. Le bourg se peupla alors d'artisans, de nobles ruinés, de gros bourgeois fils de notaires, de prêtres, de marchands.
En 1575, Henri de La Tour d'Auvergne arriva à Turenne, fuyant la Cour de Catherine de Médicis. Il devint lieutenant du futur Henri IV et transforma la Vicomté en bastion du protestantisme. Durant un siècle, Turenne devint le fief religieux où régna le maréchal de Turenne. Sous Louis XIV, les vicomtes tombèrent en disgrâce; ce fut le retour au catholicisme. Les Capucins, installés depuis 1654, construisirent leur chapelle près de l'énorme collégiale ND St Pantaléon, un peu à l'écart du bourg.
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La révocation de l'Edit de Nantes chassa les artisans protestants de Turenne et les vicomtes remontèrent vers Versailles pour y dilapider leur fortune. Le château fut démantelé et Turenne devint un gros bourg rural endormi dans son glorieux passé...

jeudi 29 décembre 2016

LES PANS DE TRAVASSAC

Au sortir du forum de Brive la Gaillarde, nous avons remonté la Corrèze où l'ardoise de Donzenac et le calcaire de Turenne succèdent au grés rouges de Collonges. Nous pénétrons dans un site géologique impressionnant: les Pans de Travassac, l'une des rares ardoisières encore en activité en France après l'arrêt des Mines de Trélazé (49), fermées le 29 mars 2014.
Au début du XVIème siècle, sept filons ardoisiers longs de deux kilomètres formaient la colline de la Girale, à Travassac. Les ardoisiers creusèrent, au fil des ans, six sillons de plus en plus profonds, laissant des parois verticales de plus de 60m de haut qu'ils appelèrent des "pans". Un paysage unique en Europe.
Au début du XXème siècle, la mécanisation et l'électricité permirent une exploitation plus profonde, jusqu'à 150 mètres, des grues servant à remonter les blocs de pierre du puits de la Fayotte.
Il n'existe pas de formation d'ardoisier; elle se fait sur le tas pendant trois bonnes années pour savoir "lire" la pierre, savoir "regarder" le fil des feuilles d'ardoise, et fendre les feuilles pour produire 600 à 700 ardoises par jour.
Mais, vous en saurez plus en vous rendant sur le site pendant vos vacances en Corrèze (19). Les "Pans" de Travassac se trouvent à 10km de Brive. Pour réserver votre visite (guide obligatoire): le 05.55.85.66.33. Un aperçu, sur le site: www.lespansdetravassac.com.
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Bonne visite!

mercredi 7 décembre 2016

ANNE FRANK AU COEUR D'AMSTERDAM

Une grande bâtisse de trois étages, à la façade anthracite, et, là-haut, une mansarde surplombant les quartiers rouges et leurs vitrines magiques. Au fond de la pièce minuscule, une frêle adolescente de quinze ans griffonne sur un cahier depuis de longues heures. Elle y décrit sa vie de recluse, sa famille, ses ami(e)s, venus se réfugier dans cette annexe secrète aménagée par le père d'Anne, patron de l'Entreprise Opekta.. Mais en ce 4 aoùt 1944, la Grüne Polizei nazie, sur dénonciation, investit la maison et, surtout, l'annexe d'Otto Frank, ancien officier de l'armée allemande au moment de l'Armistice de 1918. Anna sera déportée avec sa famille et ses ami(e)s, le 3 septembre 1944. Sur les 1019 "passagers" du train d'Auschwitz, 549 dont la totalité des enfants de moins de quinze ans seront envoyés directement dans les chambres à gaz. Anne Frank, qui a fêté ses quinze ans trois mois plus tôt, sera épargnée et dirigée vers le camp de travail de Bergen-Belsen (All) où elle devient vite infectée par la gale. Elle décèdera finalement du typhus en février (ou mars?) 1945.
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Nos généalogistes-randonneurs ont récemment visité la capitale Hollandaise, le quartier de Westerkerk où vécut Anne Frank, et ont découvert un extraordinaire patrimoine architectural inscrit à l'Unesco, évidemment. Mais ils y ont fait également quelques rencontres originales qu'ils vous font partager bien volontiers...

1ER SALON D'HISTOIRE ET GENEALOGIE DE ROQUETOIRE

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Premier salon pour le jeune Comité Historique local. Un franc succès pour cette manifestation qui rassemblait les Associations de Blandecques, Boulogne sur Mer, Hazebrouck, Hersin- Coupigny, Méricourt, Hénin-Beaumont, les Archives du Pas de Calais, et, bien sûr, le CGA qui présentait une thématique sur les métiers anciens et les moulins à eau qui longeaient la Deûle, entre Ablain Saint Nazaire et Lens, dans le 62. C'était le 11 novembre et le salon eut l'occasion d'accueillir de très nombreux visiteurs: les anciens Combattants et la population de Roquetoire, à l'issue du traditionnel défilé de l'Armistice. Comme quoi les forums de Généalogie et d'Histoire peuvent devenir aussi de grands moments de fraternité. On en a bien besoin, parfois...

1ER SALON GENEALOGIQUE DE L'ISLE-ADAM (95)

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Le CGA était invité pour cette "Première" qui s'est tenue le 6 novembre dans le Val d'Oise. Pour la circonstance, le club présentait une très jolie généalogie rappelant les métiers anciens: les bourreliers et fileurs de l'Oise. Une généalogie réalisée par une ancienne adhérente du CGA, Mme QUINDROIT, de Mouy. Ce premier salon de l'Isle-Adam en appelle d'autres tant il était diversifié: généalogies, histoires locales, patrimoines, nombreuses oeuvres littéraires, nombreux contacts aussi entre les clubs généalogiques invités, ce qui permit à nos adhérents représentés d'avancer dans leurs recherches. Si Internet permet des recherches plus faciles et plus rapides, les forums restent une excellente occasion de rassembler la grande famille des chercheurs, amateurs ou professionnels.

mardi 11 octobre 2016

LES CISTERCIENS D'ORVAL (LUX)

                                Vraiment surprenante la découverte de ce grand complexe religieux, au croisement des Ardennes Belges, de la France et du Luxembourg. Fondée en 1070, devenue cistercienne, l'abbaye d'Orval fut détruite à la Révolution Française puis reconstruite en 1926 après une logue désertion. Devenue trappiste en 1936, elle reprit son statut primitif de bénédictine lors de sa consécration définitive en 1939.
                                  Dix siècles d'histoire, soigneusement exposés dans ses immenses sous-sols sur lesquels fut reconstruit le monastère actuel. L'impressionnant ensemble comporte également (et surtout...) une célèbre brasserie (trappiste) créée en 1931 pour financer l'énorme chantier abbatial. Chaque jour, des milliers de "clients" viennent s'approvisionner du "divin breuvage", sous le regard bienveillant de Notre Dame d'Orval et de Mathilde de Toscane, à l'origine du site.
                                   La brasserie n'étant pas accessible aux visiteurs, voici quelques brèves "souces divines" de la fabrication de la trappiste d'Orval: brassage par infusion, filtration, ébullition d'une heure et demie pendant laquelle on ajoute le houblon local, puis fermentation à 15/23°C pendant cinq jours avant macération du houblon pendant deux à trois semaines. Après centrifugation, adjonction d'une nouvelle levure et du sucre puis soutirage de la bière qui va poursuivre une lente fermentation (3 à 5 semaines) dans les bouteilles.
                                    Vous n'en saurez pas plus! Allez simplement visiter ce prestigieux ensemble "gastro-religieux" à Villers devant Orval, non loin du château fort de Bouillon. Contact: E-mail: webmaster@orval.be ou par tél: +32 61.311.060.
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                                      Bonne visite et..régalez-vous bien avec la bière d'Orval!

vendredi 12 août 2016

LE CGA VISITE LE CANTAL

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        Semaine très active pour les représentants du Club Généalogique de l'Artois, du 15 au 23 juillet, dans une région très touristique mais qui garde, comme le Nord-Pas de Calais, des souvenirs très marquants de l'exploitation minière: Decazeville pour le charbon, Leucamp pour le tungstène, entre-autres. L'occasion pour notre club de présenter sa grande thématique sur les mines du 59/62 entre 1740 et 1990, à Laroquebrou et Argentat, au coeur de l'Auvergne où de nombreux descendants de mineurs Ch'Tis sont venus découvrir ce que leurs ancêtres ont vécu dans les profondeurs des Hauts de France. L'occasion aussi pour nos généalogistes délégués de visiter le plus beau village de France, Colonges la Rouge, qui reste un rendez-vous incontournable pour les randonneurs sur la route de Saint Jacques de Compostelle. Le CGA sera à nouveau en Auvergne, en septembre à Brive la Gaillarde pour y présenter la Ligne Maginot en 14-18, dans le cadre du Centenaire de la Première Guerre mondiale.